Intrigué par la reconnaissance de l’Unesco, Louis a choisi de parcourir les 5 étapes de la visite ‘’Dijon, terre des vins’’ pour comprendre en quoi consistent exactement ces fameux ‘’Climats’’. Une révélation pour cet amateur de terroirs et d’authenticité…

« Les Climats du vignoble de Bourgogne sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Récemment installé à Dijon pour mon travail, je suis tombé sur cette phrase en lisant un guide de l’office de tourisme. Et là, je me suis dit : l’Unesco, c’est pour les palais, les châteaux, les monuments. Par vraiment pour la météo. J’ai donc voulu en savoir plus et je me suis inscrit à la visite.

Bon, premier constat plutôt rassurant : aucun des membres du groupe n’avait réellement compris en quoi consistent ces fameux climats. C’est d’ailleurs pour cela que le guide a commencé sa présentation par une initiation à la particularité du vin de Bourgogne. Voici ce que j’ai retenu… En Bourgogne, le vin, c’est la terre ! Et la terre, c’est le Climat. Le Climat est donc une alliance d’une exposition avec une composition de sol. Un genre de micro-territoire grand comme un terrain de football (je cite le guide) où les conditions du développement de la vigne sont spécifiques.

Ok, nous pouvons maintenant arpenter les rues de Dijon pour apprendre, deuxième découverte, que Dijon est à proprement parler une ville viticole. En effet, tout l’intérêt de cette sortie, pour peu évidemment qu’on s’intéresse au patrimoine, est qu’elle révèle à chaque coin de rue une trace de cet enracinement, pas si facile à voir sans un guide.

La première partie du parcours est consacrée à l’histoire du vin à Dijon, conclue par une visite du Cellier de l’Abbaye de Clairvaux. C’est logique, tant les moines ont contribué au rayonnement de l’appellation.

La deuxième étape du parcours est plus contemporaine. Riche en anecdotes, elle nous fait passer par exemple par le bistrot où le Kir fut inventé ! Ou fait résonner les halles de Dijon du vocabulaire des marchands de vin. On passe aux choses sérieuses…

Inévitable aussi, la troisième étape est consacrée aux fêtes liées au vin. Ou comment le Bareuzai, petit vigneron en bronze de la fontaine place François-Rude, change l’eau en vin pour les grandes occasions. Dommage, nous n’avons pu constater de visu et tendre notre coupe pour puiser à la source le délicieux breuvage !

Ce n’était que partie remise, heureusement, puisque le parcours se termine dans une cave – du XVIème, tout de même – pour enfin déguster un verre de vin.*

Ah, j’oubliais, nous avons bien entendu fait un détour pour constater de nos yeux la réalité du classement de l’Unesco. La belle plaque apposée dans une cour du Palais des Ducs de Bourgogne est une preuve formelle. Il y a en Bourgogne le climat et les Climats ! »

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé