Parc de la Colombière

Il a été créé au XVIIè siècle par Louis II De Bourbon, prince de Condé et gouverneur de la Bourgogne (le Grand Condé). Son petit fils, Henri-Jules, duc d'Enghien en poursuivit l'aménagement.
Il fit d'abord dessiner et planter le parc, puis construisit le castel de la Colombière sur l'autre rive de l'Ouche. On redressa alors et on canalisa le lit de la rivière qu'enjambait une passerelle pour conduire du château aux jardins. Leur conception est inspirée par Le Nôtre qui envoya à Dijon l'un de ses meilleurs élèves, Antoine De Maerle.
Son caractère historique : vestiges de la voie romaine "Agrippa" qui coupe le parc, temple d’Amour du XVIIème siècle, cadran solaire édifié en 1827.
Sa configuration : allée circulaire, 16 allées en étoile recoupées par une allée octogonale, allée centrale.
Sa végétation : 6 000 arbres, massifs floraux multiples, floraison naturelle.
Son organisation : jeux pour enfants (accessibilité aux enfants à mobilité réduite), enclos animaliers, buvette, sanitaires et points d’eau, animations diverses (location de "rosalies"). Location le samedi, dimanche, jours fériés, mercredi et pendant les vacances scolaires. Renseignements : M. Bergerot. Tel : 0676124963

Le parc est traité à la française, selon les principes de perspective et de symétrie chers au maître. Seize allées, huit larges et huit étroites, rayonnent à partir d'un rond-point central, établi au coeur du parc, dans la perspective de la façade du Castel. Elles sont elles-mêmes reliées entre elles par une allée octogonale contournant le bois et butent contre deux mails limitant le parc de part et d'autre.
Les plantations d'origine étaient fort variées : épicéas, ifs, chèvrefeuille, soleil vivace, lilas. En 1683, on planta 10 milliers de charmilles, 500 bottes de buis ; sont plantés l'année suivante, 8.000 charmes et 200 lilas ; en 1685, 140 épicéas et 140 ifs. En 1685, le parc avait pris son aspect quasi définitif avec le bois et des parterres bordés d'ifs taillés en pièces d'échiquier. Une fois le parc achevé, le Prince de Condé en concéda le libre accès aux Dijonnais.

La Ville acquit le parc après la Révolution. Il connut alors divers changements dont l'adjonction en 1811 d'une allée cavalière elliptique puis d'une nouvelle piste cavalière sous-bois, enveloppant la voie carrossable et formant un carré de cinq cents mètres de côté. On laissa aussi la futaie se développer et le parc devint peu à peu "indiscipliné". En 1843, l'entrée principale fut marquée par l'installation de la grille et des pavillons de l'ancien octroi de la place Saint-Bernard.

Classés monuments historiques en 1925, le parc et le domaine font l'objet de l'attention constante de la ville, sablage des allées rayonnantes pour mieux marquer le dessin initial, mise en valeur des vestiges de la voie romaine visible dans le parc, reboisement.
En 1965, le temple d'Amour du XVIIè siècle, monument historique provenant du château de Bierre-lès-Semur, fut remonté dans le parc.

Le bois, entièrement restauré depuis 1978, compte six mille arbres, quelques seize cents feuillus (tilleuls, marronniers, chênes, charmes, frênes, érables) et plus de cent conifères, Une vaste pelouse occupe l'axe médian et débouche sur une aire de jeux et d'enclos animaliers, créée en 1970.

La Colombière est le parc par excellence des Dijonnais et le plus grand espace vert à proximité immédiate de la ville.

Types

  • Parc
  • Parc et jardin
  • A la française

Conforts

Services

  • Espace jeux
  • Animaux acceptés

Équipements

  • Aire de pique-nique